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Mieux dépister pour réduire les coûts

Le collectif Ostéoporose, créé à l’initiative de l’Association Française de Lutte Anti-Rhumatismale (AFLAR) publie les résultats d’une étude sur les coûts associés à la maladie et l’importance d’une prise en charge différente.

Chaque année en France, l’ostéoporose est responsable de plusieurs centaines de milliers de fractures dont 51 000 rien que pour la hanche, ce qui représente entre 765 et 867 millions d’euros, d’après l’AFLAR. «  L’ostéoporose pèse donc lourd dans les dépenses de santé publique, de manière directe (soins liés aux fractures) et indirecte (coûts associés à la perte de l’autonomie et au handicap) », indique-t-elle.

Un meilleur dépistage passe par l’ostéodensitométrie

L'AFLAR estime qu'actuellement, « malgré les outils disponibles, l'identification des patientes à risque et l'évaluation adaptée de leur niveau de risque pouvant justifier le cas échéant d'un traitement ou de simples mesures de prévention reste encore largement insuffisante. » A ce jour, outre les campagnes de sensibilisation, la prévention doit passer par l’ostéodensitométrie qui mesure la densité minérale osseuse (DMO), remboursée depuis le 1er juillet 2006. Mais « les conditions de remboursement sont parmi les plus complexes dans le domaine des examens complémentaires et découragent les médecins généralistes » déplore l’AFLAR, « ce qui contribue à la stagnation du nombre d’examens en dépit du nombre de personnes de plus de 50 ans en France. » Le collectif Ostéoporose demande d’ailleurs une simplification du remboursement de l’ostéodensitométrie et le remboursement systématique de cet examen pour toute femme de plus de 60 ans.

Un meilleur accès à l’ostéodensitométrie pour réduire le nombre de fractures et faire des économies

« On estime que l’ostéodensitométrie permet d’éviter 17 fractures pour 1 000 femmes de plus de 65 ans testées, sur 10 ans. Ainsi, mesurer la DMO pourrait prévenir 7 140 fractures par an et permettre une économie de plus de 100 M€ sur les dix années à venir, et ce pour un coût de 17 M€. Même si l’on y ajoute les 31,5 millions d’euros qu’engendreraient la mise sous traitement des patientes, cela demeure bénéfique pour le système de santé.»

Le collectif Ostéoporose, qui rassemble l’AFLAR et le GRIO (Groupe de Recherche et d’Information sur les Ostéoporoses), réclame en outre que le questionnaire rapide d’évaluation des facteurs de risques d’ostéoporose du GRIO soit systématiquement proposé au moment de la mammographie, pour toutes les femmes de plus de 50 ans.

Pour en savoir plus : http://pourdesosplusforts.org/

 

 

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