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Le combat de Camilla Parker-Bowles

Présidente de l'Association Nationale de l'Ostéoporose (National Osteoporosis Society) depuis 2001, la duchesse Camilla Parker-Bowles raconte dans un article l’agonie de sa mère, morte après avoir souffert pendant des années d'ostéoporose(1).

Le diagnostic de sa mère

« Voir quelqu’un que vous aimez mourir lentement, agoniser, et ne rien savoir de la maladie qui la tue, vous brise le cœur. C’était ma mère il y a 17 ans, et la maladie se nomme l’ostéoporose ».

Rosalin Shand, la mère de Camilla Parker-Bowles, s’est éteinte en 1994. « Ma mère n’avait que 72 ans. A cette époque, l’ostéoporose, une maladie osseuse invalidante, était peu souvent évoquée, rarement diagnostiquée et habituellement attribuée aux vieilles dames soufrant de cyphose. Ma famille et moi avons regardé avec horreur ma mère rétrécir sous nos yeux ». Camilla explique qu’après avoir perdu près de 20 centimètres, sa mère était si voûtée qu'elle ne pouvait plus digérer normalement et avait perdu l'appétit.

« Notre médecin était attentionné et compatissant », raconte la duchesse. « Mais tout comme nous, il ne pouvait pas faire grand-chose pour soulager la peine de [ma mère], dont elle souffrait si stoïquement. A la toute fin de sa vie, elle ne pouvait respirer sans une bouteille d’oxygène, ni même se promener avec son déambulateur dans son jardin. Je crois que ses conditions de vie étaient devenues si sombres, et sa souffrance si insupportable, qu’elle a juste abandonné le combat, et perdu sa volonté de vivre ».

« Pourquoi ses os se cassaient-ils si facilement, et pourquoi a-t-elle rapetissé si vite ? »

Après le décès de sa mère, Camilla Parker Bowles s’est tournée vers la National Osteoporosis Society – qui conseille les familles, organise des évènements de sensibilisation et collecte des dons – pour en savoir plus sur cette maladie. « Comme beaucoup d’autres, nous ignorions totalement la réalité qui se cachait derrière l’agonie de ma mère. Pourquoi ses os se cassaient-ils si facilement, et pourquoi a-t-elle rapetissé si vite ? ». En 1995, elle devient la marraine officielle de l’association, puis présidente en 2001.

« C’était mon tout premier patronage, et je suis heureuse de dire que j’agite encore le drapeau –  au point de danser le cha-cha, avec la star de l’émission Strictly Come Dancing, Revel Horwood, l’un de nos récents parrains ! », s’amuse la duchesse, avant de reprendre son sérieux. « La moitié des femmes, et un homme sur cinq souffriront d’une fracture après 50 ans ». Et si la recherche avance et que les examens de contrôle se multiplient, il reste « une montagne à gravir » – comme la sensibilisation des jeunes et le financement de la médecine.

« C’est seulement de cette manière que nous pourrons continuer à donner à cette maladie […] une voix », conclut la duchesse Camilla. « Une voix qui pourra être entendue non seulement en Grande-Bretagne, mais dans le monde entier; [pour] délivrer nos enfants et nos petits-enfants de la douleur et de l'ignominie de l'ostéoporose dont ma mère, ma grand-mère et des milliers d'autres ont tant souffert ».


[1] Article (en anglais) disponible sur : http://www.dailymail.co.uk/debate/article-2053086/Camilla-Duchess-Cornwall-I-watched-horror-mama-died-slowly-agony-osteoporosis.html

 

NP-R-PR 13 0513 - DMB-FRA-AMG-465-2013- December-NP

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