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Prendre soin de soi pour mieux prendre soin de l’autre

Une personne dont l’autonomie diminue a besoin de se reposer sur une personne solide et centrée. La meilleure façon de s’occuper de la personne dont on est responsable est de prendre soin de nous, en cultivant notre bien-être et notre joie de vivre.

En tant qu’« aidant », on peut être confronté à plusieurs situations difficiles à gérer.

  • Le stress
    Notre capacité à nous adapter au stress dépend de notre état général. Plus nous sommes affaiblis, plus notre tolérance au stress devient précaire. Or la position d’aidant a ceci de difficile qu’elle s’inscrit le plus souvent dans un temps relativement long et les situations « stressantes » tendent à croître avec le temps, à mesure que la perte d’autonomie de notre proche augmente.

Comment détecter le stress ? Le plus souvent votre entourage y est sensible et vous le fait remarquer, mais vous pouvez également ressentir des signes physiques de stress : palpitations, sueurs, fatigue, douleurs… Soyez-y attentif pour tenter d’y remédier.

  • Les troubles du sommeil
    Le fait d’assumer une personne dépendante peut entrainer des perturbations du sommeil qui peuvent s’installer d’autant plus rapidement que notre sommeil habituel était déjà précaire. Les signes d’un sommeil perturbé :
    • difficultés d’endormissement,
    • besoin de recourir à des médicaments pour dormir,
    • cauchemars,
    • besoin de dormir de nombreuses heures mais avec une fatigue persistant, notamment au réveil,
    • dormir plutôt le jour et peu la nuit sans réelle justification.

Identifiez les raisons de ces difficultés avant qu’elles ne s’installent réellement sur une longue période.

  • La dépression
    La dépression des aidants est un signe d’épuisement assez fréquent. Il faut la repérer et la prendre en charge le plus tôt possible afin qu’elle reste transitoire et ne s’installe pas de façon durable. Les signes de la dépression :
    • Perte d’élan vital, fatigue inexpliquée
    • Troubles du sommeil et/ou de la mémoire,
    • Perte d’appétit,
    • Ralentissement généralisé (physique et intellectuel),
    • Tristesse, angoisse.

Parlez-en autour de vous, voire à votre médecin traitant, qui pourra éventuellement vous orienter vers un soutien psychologique ou psychiatrique.

  • Le mal de dos
    Le mal de dos est une affection courante chez les aidants. Le dos est robuste et souple, il est fait pour le mouvement, il doit bouger et travailler pour être en forme. Le plus souvent, c’est parce qu’il est trop peu ou mal sollicité qu’il est douloureux.

Pour prévenir le mal de dos, il est donc primordial de maintenir une bonne condition physique générale et de faire de l’exercice régulièrement.

  • La gestion des émotions
    Il est très important de veiller à maintenir une bonne hygiène de vie : manger et dormir à des horaires réguliers, se reposer ou se « changer les idées » régulièrement, avoir une activité physique suffisante. Le respect de vos rythmes biologiques est donc essentiel à votre bonne santé, celle-ci étant le premier garant d’une bonne gestion des émotions.

Vous pouvez ressentir le besoin de faire appel à un spécialiste de l’écoute afin de mieux comprendre vos réactions émotionnelles actuelles et leurs échos dans votre histoire.

 

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