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L’ostéodensitométrie

L’ostéodensitométrie est l’examen de référence pour mesurer la densité minérale osseuse. Elle permet de définir l’étendue de la maladie et de débuter un traitement.

Quels examens pour réaliser le diagnostic ?

Chez de nombreux patients, l’ostéoporose n’est diagnostiquée qu’après une fracture douloureuse. Il existe pourtant des examens spécifiques qui mesurent la densité minérale osseuse (DMO) sur différents sites du squelette[1].

La mesure de la densité minérale osseuse, réalisée le plus souvent par absorptiométrie biphotonique (DXA), est l’examen-clé du diagnostic. La densité minérale osseuse est mesurée prioritairement au niveau des vertèbres (rachis lombaire) et des hanches (col du fémur). Elle s’exprime en g/cm: plus cette valeur est basse, plus le risque de fracture est important. L'interprétation des résultats se fait par comparaison aux valeurs moyennes des adultes jeunes de même sexe.

La différence s'exprime alors par le "T-score" considéré comme "normal" jusqu'à - 1. En dessous de cette valeur, il témoigne d’une densité osseuse basse.

On parle d’ostéopénie si la DMO a un T-score compris entre -2.5 < T-score < -1. Si la DMO est en dessous de -2.5, il s'agit d'ostéoporose.

Cette mesure s’effectue après des examens biologiques pour écarter une maladie responsable d’une ostéoporose secondaire.

Qu’est-ce que l’ostéodensitométrie ?

C’est un examen :

  • Indolore
  • Peu irradiant
  • Qui dure environ 15 minutes.

Prescrite par le médecin, l’ostéodensitométrie est réalisée par un médecin spécialiste de l'ostéoporose ou un radiologue.

Est-ce remboursé ?

Oui, dans certaines conditions :

  • Pour toutes les personnes (y compris les enfants) ayant des fractures et/ou ayant une pathologie pouvant causer une ostéoporose (y compris traitements ayant pour effets secondaire une réduction de la masse osseuse)
  • Chez la femme ménopausée présentant des facteurs de risque
  • Lorsqu’il s’agit d’une répétition de l’examen après une ostéoporose diagnostiquée.

Un outil de diagnostic complémentaire

L’Organisation Mondiale de la Santé (OMS) a développé un algorithme d’évaluation du risque de fracture (FRAX®)[2]. Celui-ci utilise les facteurs de risque clinique, avec ou sans mesures de la DMO. Le modèle FRAX® prend en compte :

  • L’âge
  • Le sexe
  • Le poids
  • La taille
  • La DMO au col fémoral, si la mesure est disponible
  • Les antécédents de fracture de fragilité
  • Les antécédents familiaux de fracture de la hanche3.

Pour en savoir plus : http://www.shef.ac.uk/FRAX/tool.jsp?lang=fr

Qui doit passer un test ?

  • Toutes les personnes âgées de 65 ans et plus
  • Les personnes âgées de 50 à 64 ans présentant l’un des facteurs suivants :
    • Fracture de fragilisation après 40 ans
    • Tabagisme
    • Excès d’alcool (plus de 3 verres par jour)
    • Fracture de la hanche chez un parent
    • Polyarthrite rhumatoïde
    • Prise de corticoïdes, traitements du cancer du sein ou de la prostate
    • Faible poids, perte pondérale de plus de 10 % du poids corporel à 25 ans
    • Ménopause avant 45 ans
    • Faible taux de testostérone chez l’homme
    • Maladie céliaque / maladie coeliaque
    • Pontage gastrique / Court-circuit gastrique
    • Maladie chronique du foie[3].

Cette mesure s’effectue après des examens biologiques pour écarter une maladie responsable d’une ostéoporose secondaire.


[1] Kanis JA, Diagnosis of osteoporosis and assessment of fracture risk, Lancet, 2002 ; 359:1929 – 1936

[2] World Health Organization Collaborating Centre for Metabolic Bone Diseases; WHO Fracture Risk Assessment Tool (FRAX). University of Sheffield (http://www.shef.ac.uk/FRAX)

[3] World Health Organization Collaborating Centre for Metabolic Bone Diseases; WHO Fracture Risk Assessment Tool (FRAX). University of Sheffield

 

NP‐R‐PR 13 0489 ‐DMB‐FRA‐AMG‐451‐2013‐December‐NP

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