Accueil > Vos questions > Ostéoporose et conséquences > Quelles sont les fractures les plus fréquentes dues à l'ostéoporose ?

Quelles sont les fractures les plus fréquentes dues à l'ostéoporose ?

L'ostéoporose est responsable de fractures. Trois fractures sont particulièrement fréquentes.

 

Après 50 ans, 1 femme sur 2 aura une fracture au cours de sa vie, et le risque de faire une fracture dans les 10 ans double entre 50 et 80 ans[1]. On estime ainsi que surviennent chaque année, en France, environ 50 000 fractures du col du fémur, 35 000 fractures du poignet et 50 000 à 75 000 fractures vertébrales[2].

Suite à une chute banale (chute de sa hauteur), s'il est survenu une fracture, ne pas hésiter à interroger votre chirurgien pour savoir si celle-ci n'est pas liée à l'ostéoporose.

Les fractures ostéoporotiques les plus fréquentes

Bien que tous les os puissent être potentiellement touchés par une fracture due à l’ostéoporose (sauf le crâne, les doigts, les orteils et le rachis cervical), trois fractures sont plus fréquentes que les autres.

  • Les fractures des vertèbres appelées fractures vertébrales. Leur dénombrement exhaustif est quasi impossible car leur survenue est souvent silencieuse. Elle survient souvent après une chute mais parfois, le seul fait de soulever un enfant, d’éternuer voire simplement de s’étirer peuvent causer une fracture. Elles peuvent entraîner une diminution de la taille, une incurvation du dos qui se voûte (cyphose) voire une scoliose et des douleurs chroniques.
  • La fracture du col du fémur. Le risque augmente avec l'âge. Elle nécessite parfois la mise en place d'une prothèse qui elle-même peut se compliquer (infection, luxation, usure, etc.). Le retour à domicile après une intervention dans un tel contexte n'est pas toujours possible. Elle peut diminuer l’espérance de vie.
  • La fracture du poignet (appelée fracture de Pouteau-Colles), après laquelle les gênes dans la vie quotidienne peuvent persister au-delà de six mois avec notamment des difficultés à manipuler des objets, à faire la cuisine, à se laver ou à se vêtir.

Ces trois types de fracture ne doivent pas faire oublier les autres fractures périphériques ostéoporotiques, trop souvent négligées (humérus, côtes, bassin, jambe…) qui doivent être prises en compte dans la décision thérapeutique dès lors qu'elles apparaissent de nature ostéoporotique au sens défini plus haut. Parfois il s’agit de simples fissures osseuses, en particulier au niveau du bassin, responsables de douleurs importantes et invalidantes, pouvant entraîner une perte d’autonomie (alitement prolongé).


[1] Holroyd C, Cooper C, Dennison E. Epidemiology of osteoporosis. Best Pract Res Clin Endocrinol Metab 2008;22:671-85.

[2] Rousière M. Ostéoporose. Rev Prat 2010;60:691-701.

 

NP-R-PR 13 0487 - DMB-FRA-AMG-434-2013- December-NP

  • A-
  • A+

Les articles les plus consultés

Les personnes atteintes d’ostéoporose redoutent souvent de tomber et donc de subir une fracture. Cela peut les conduire à s’isoler. En tant qu’aidant, vous pouvez les entourer et pratiquer certaines activités avec elles.
L'os, fragilisé par l'ostéoporose, est moins résistant et se fracture donc plus facilement. Tous les os peuvent être touchés mais les vertèbres, le col du fémur et le poignet sont les plus fréquemment atteints.
Toutes les femmes ménopausées ne développeront pas systématiquement une ostéoporose. Avant la ménopause, les cas d’ostéoporose sont heureusement rares. Dans la majorité des cas, les os commencent à se fragiliser dès 50-55 ans.